Ne lisez pas tout.Trouvez la ligne qui décrit votre soir de semaine, et prenez la règle d'en face. Une seule. Une famille qui en pose huit n'en tient aucune, et une règle qui n'a pas tenu n'est pas un manque d'autorité : c'est une règle à qui il manquait ses conditions.

Ce que vous vivez, et ce qui y répond

« Il est tout le temps sur son téléphone. »

L'appareil quitte la pièce pendant le travail.

Pas éteint dans la poche, pas retourné sur le bureau : ailleurs. Et il ne dort pas dans la chambre, ceux des parents non plus.

« Je ne sais jamais ce qu’il a à faire. »

Un moment fixe de consultation, tous les soirs.

L'application n'envoie aucune alerte pour le travail à faire : elle ne prévient que d'un message ou d'un document. Personne ne vous préviendra, il faut aller voir.

« Il consulte ses devoirs et il y passe une heure. »

On consulte, on recopie sur papier, on repose l’appareil.

Deux minutes. Mieux encore, la veille au soir : le lendemain la liste est déjà écrite, et l'appareil ne se rouvre pas.

« Il travaille deux heures et rien n’est fait. »

Un lieu, un moment, une source unique.

Une table dégagée, une heure fixe qu'il choisit, et la pause écrite dans le plan dès le départ. Deux heures dans la chambre, ce sont souvent vingt départs interrompus.

« Il dit qu’il révise, et ça ne se fait jamais. »

« Réviser l’histoire » n’est pas une tâche, c’est un sujet.

Une tâche tient sur une ligne, commence par un verbe et dure moins de vingt minutes. On commence par la plus courte, pas par la plus importante.

« J’avais posé une règle, elle a tenu trois jours. »

Il lui manquait une date de révision.

Un mois : ce n'est plus une sentence, c'est un essai, et c'est ce qui la fait accepter. Les trois autres conditions sont plus bas.

« Il a un compte alors qu’il n’a pas l’âge. »

« Ce que tu me signales ne sera jamais puni. »

Cette phrase protège plus que tous les réglages. Un enfant qui craint la punition ne raconte rien, et c'est le silence qui est dangereux.

« Je voudrais bloquer, tout simplement. »

Le contrôle parental s’installe avec lui, écran partagé.

Il protège un enfant de huit ans ; à quatorze, il ouvre une conversation. Installé en cachette, il est contourné dans la semaine.

« Je lui retire, et il tourne en rond. »

Retirer sans remplacer ne marche jamais.

Le vide se remplit avec ce qui est le plus près. La question utile n'est pas combien de temps, mais s'il produit ou s'il consomme.

Les quatre conditions

Sans elles, aucune règle ne tient, quelle qu'elle soit.

  1. Elle se vérifie d’un coup d’œil. « Le téléphone n'est pas dans la chambre » se vérifie. « Il l'utilise raisonnablement » ne se vérifie pas, et ne tiendra pas.
  2. Elle vaut pour tout le monde. Quand elle le peut. Une règle que le parent ne s'applique pas meurt en une semaine.
  3. La conséquence est écrite avant. Jamais décidée dans l'énervement. C'est ce qui évite la punition disproportionnée qu'on regrette et qu'on lève.
  4. Elle a une date de révision. Un mois. Ce n'est plus une sentence, c'est un essai : c'est ce qui la fait accepter.

Les trois formules qui ne marchent pas

« Tu as droit à deux heures par jour. » Invérifiable sans surveiller, donc génératrice de mensonge.

« Encore cinq minutes », répété. Cela enseigne que la limite se négocie.

Retirer sans remplacer. Le vide se remplit toujours, et avec ce qui est le plus près.

Votre règle, à écrire ce soir

Une seule. Choisissez la difficulté que vous voulez traiter, écrivez la règle en une phrase qui se vérifie d'un coup d'œil, dites pour qui elle vaut aussi, ce qui se passe si elle n'est pas respectée, et la date à laquelle vous en reparlerez. Dans un mois.

À emporter, sans rien donner

Il n'y a rien à remplir, aucune adresse à laisser, et vous n'êtes inscrite à rien. Le support de la présentation sera ajouté ici après la séance.

La feuille, recto-versoLes neuf situations et leur règle, les quatre conditions, et le cadre pour écrire la vôtre. PDF, deux pages, à imprimer.

Si vous voulez que je vous rappelle

Vous n'avez rien à remplir ici. Tout ce qui précède est en accès libre, et les documents se téléchargent sans rien donner. Cette partie ne sert que si vous souhaitez que je vous rappelle. Sans la case du bas, personne ne vous contacte.

Ce que je souhaite

Il manque une case cochée, votre prénom, votre courriel, ou votre accord.

Marine Delgado, Clarez Conseil, organisation et accompagnement administratif. 06 88 71 66 18 · contact@clarezconseil.fr · SIREN 523 058 667.